Vic Onadja, découvrez ce jeune burkinabè qui fait des merveilles aux Etats-Unis

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Onadja Victor, ancien étudiant de l`université de la Sorbonne (France), est titulaire d`un doctorat en Stratégie-Marketing, d`un DEA en Stratégie -Marketing et d`un Master en Sciences Humaines et sociales. Au-delà de ces diplômes, il renforce son expertise avec des certificats en gestion, communication, finance, environnement, droit, etc., soit plus de 300 certificats avec les plus prestigieuses universités ou institutions internationales comme l`université de Harvard, MIT, Berkeley, la Banque Mondiale, le Fonds monétaire international, l`université d`Adelaïde, Colomba, etc… ce qui fait de lui un consultant multidisciplinaire.

Avant de rejoindre le cabinet Ramsès Consulting & Associates, il a enseigné comme chercheur à l`université Aube Nouvelle du Burkina Faso, à Freedom school à Chicago, à Graduate School of Management du Niger.

En outre, il a travaillé avec des multinationales comme Caterpillar en Afrique, Ford, ce qui lui donne une capacité exceptionnelle en termes de consultance dans le domaine de l`économie, du marketing, du développement durable et aussi en négociation. Il est ou a été consultant au sein de beaucoup d’institutions dont les principaux sont  Apidon group, Sombenodo ( Burkina- Faso), Stichting bakens verzert(Amterdam), universite d`Adelaide (Australie),RIVES, la Banque Africaine de Développement, membre de l’American Marketing Association,…

Aujourd’hui, il est ambassadeur de l`université d`Adelaïde (classée top 1% des meilleures universités du monde et aussi le représentant officiel du Réseau International de Validation de l`enseignement supérieur (RIVES) aux USA ; cette organisation regroupe plus de 77 universités francophones européennes et membre du comité scientifique du colloque international : Entreprenariat social, environnemental et durable regards croises Nord/Sud de l`université d`Agadir (Maroc). Via le net, nous nous sommes entretenus avec lui sur le forum Chic Africa qui se tient à Chicago aux Etats dont il est le promoteur.

Pourquoi Chicago ?

Ce forum s’articule autour de deux axes principaux que sont l’intensification des échanges économiques entre l’Afrique et les USA et aussi faire des USA un espace d’accueil favorable aux investissements africains. Ville francophone à sa création, Chicago présente également l’avantage d’être une ville dont les piliers économiques reposent sur une centaine de chambres de commerce réparties dans chaque pôle économique. Au moment où l’Amérique va procéder à la pause de la première pierre de la Bibliothèque du Président Barack Obama, la ville de Chicago se prépare à ravir la vedette à celle de New York.

L’économie des pays africains souffre de nombreux maux, les populations parlent tout le temps de crise et les dirigeants de leurs côtés ont du mal à résoudre certains problèmes récurrents dans leurs pays. Cela fait  une année déjà que vous avez organisé la 1è édition de ce forum, dites-nous ce à quoi peuvent s’attendre les pays africains en termes de retombées ?

Depuis 15 ans, l’Afrique affiche des résultats économiques impressionnants, avec une progression moyenne du produit intérieur brut (PIB) en volume de plus de 5 % entre 2001 et 2014, contre une performance à peine supérieure à 2 % dans les années 1980 et 1990. Depuis deux ans cependant, le rythme s’essouffle et cette tendance devrait se prolonger en 2016, avant la reprise attendue en 2017. La croissance du continent subit les contrecoups de l’atonie de l’économie mondiale et de la chute des cours des principaux produits de base, même si la demande intérieure, l’amélioration des conditions de l’offre, une gestion macroéconomique prudente et des apports financiers extérieurs propices rééquilibrent la donne. Cette édition des Perspectives économiques en Afrique table sur un redressement progressif de l’économie mondiale sur fond de lent raffermissement des cours des matières premières. Mais la fragilité de cette reprise et la volatilité extrême des cours rendent ces prévisions éminemment incertaines.

L’Afrique de l’Est continue de connaître les taux de croissance les plus élevés, devant l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, puis l’Afrique australe et l’Afrique du Nord. À condition d’une embellie progressive de la conjoncture internationale et nationale, la croissance devrait s’accélérer dans toutes les régions en 2016/17. Les pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie d’Ebola (Guinée, Libéria et Sierra Leone) récupèrent lentement.

Face aux diverses tensions inflationnistes et sur les taux de changes, chaque pays a réagi par une politique monétaire adaptée. Là où les balances courantes et la monnaie ont été malmenées, attisant l’inflation importée, les gouvernements ont donné un tour de vis supplémentaire, quand d’autres ont abaissé les taux d’intérêt devant le recul de l’inflation consécutif à la baisse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. Avec l’intensification des pressions budgétaires, les gouvernements ont, d’une manière générale, opté pour une certaine prudence et pris des mesures pour limiter les dépenses et élargir leur base fiscale.

Comme on le disait, ce n’est pas la première fois pour vous d’organiser un forum de cette envergure. Quelles sont vos attentes par rapport à l’édition précédente ?

Résultats attendus du forum Chic Africa  en 2017

+ 400 opérateurs économiques nord-américains et africains sont attendus,

+200.000 emplois sont créés après Lele forum en 2017,

+ 40 accords commerciaux ou de partenariat seront conclus,

+ 10 milliards de dollars d`investissement en 2018 en Afrique,

+Signatures de partenariat entre universités africaines et américaines,

+ 3 milliards de dollars d`investissement de la diaspora africaine aux USA vers l`Afrique,

Accroître les investissements américains en Afrique,

Octroi de +5 trophées pour l`excellence économique en Afrique,

Valoriser l`image de l`Afrique aux USA voire aux yeux du monde,

Réduire la fuite des cerveaux africains vers l`Occident,

Les secteurs d`intervention du forum

Agriculture et agro-industries

Changement climatique

Gouvernance économique et financière

Education

Energie

Environnement

Genre

Santé

Développement du capital humain

Technologie de l’information et de la communication

Infrastructures

Secteur privé

Transports

Eau et assainissement

Pourquoi les Partenariat Public Privé (PPP) sont une alternative réelle pour l’Afrique ?

Le thème de cette seconde édition porte sur le partenariat public – privé qui est de nos jours un moyen approprié pour réduire la pauvreté et amorcer un développement durable en Afrique. Durant la seconde édition, des conférenciers de haut niveau venus des USA, d’Afrique, du Canada et des grandes institutions financières, universitaires sous-régionales viendront débattre du thème afin de permettre aux secteurs privés et publics de mieux appréhender leur rôle pour la réalisation des infrastructures de qualité et une croissance accélérée en Afrique.

Selon la Banque mondiale, Il n’existe aucun consensus international sur la définition d’un partenariat public-privé (PPP). En règle générale, un PPP se traduit par des dispositions, habituellement à moyen et long terme, entre les secteurs public et privé grâce auxquelles certains services qui relèvent de la responsabilité du secteur public sont administrés par le secteur privé, scellées par un accord clair sur des objectifs communs relatifs à la livraison d’infrastructures et/ou de services publics. Les PPP se sont développés, pour l’essentiel, dans les infrastructures économiques physiques, telles que l’énergie électrique, les transports, les télécommunications, l’eau et l’assainissement. La volonté de parvenir à plus d’efficacité et de à meilleurs services, ainsi que le volume limité des ressources publiques disponibles pour financer de tels services, amènent de plus en plus les gouvernements à améliorer leur approche des partenariats public-privé.

Les PPP allient les compétences et les ressources des deux secteurs, public et privé, de manière innovante, partageant les risques et les responsabilités. Par ce biais, les gouvernements ont la possibilité de bénéficier de l’expertise du secteur privé et de privilégier plutôt la politique, l’organisation et la réglementation en déléguant les opérations quotidiennes. S’ils veulent susciter davantage de PPP en Afrique, les États doivent améliorer le climat des affaires. De sérieuses contraintes existent actuellement dans de nombreux pays. Elles tiennent à l’inadéquation du cadre juridique et réglementaire des PPP, à l’absence de compétences techniques à même de gérer les programmes et projets de PPP, à la perception défavorable du risque pays chez les investisseurs, au poids limité de l’Afrique dans les échanges commerciaux et l’investissement au plan mondial, à la taille réduite du marché, aux infrastructures insuffisantes et aux marchés financiers limités.

Pour des raisons politiques, ne voyez-vous pas que  les incessants décrets anti-immigration de l’administration Trump risquent de freiner l’éclosion de ces relations que vous souhaitez tisser ? Puisqu’il y aura à coup sûr des dirigeants de certains pays comme le Soudan qui sont dans le collimateur des politiques de l’Amérique.

Il ne faut pas confondre politique et commerce, même si les 2 vont ensemble ; dans le contexte actuel, l`Amérique a besoin de l`Afrique car il est le continent avec plus de croissance au monde. Toutes les entreprises américaines contactées sont prêtes à investir en Afrique ; en plus, Monsieur le Président Trump est un homme d`affaires ; donc de telles initiatives sont appréciées de sa part, donc pas d`inquiétude.

3 jours de rencontres, d’échanges et de discussions, c’est assez avantageux pour les différents participants. Concrètement,  avez-vous  des exemples pratiques de partenariats signés entre des entreprises, des Etats ou encore des décisions prises au  Forum Chic Africa   2016 et qui prennent effet aujourd’hui ?

Le forum invite les USA à prendre la mesure de l’émergence économique et sociale de l’Afrique qui en fera l’un des pôles majeurs de la mondialisation du XXIe siècle. Le Forum souhaiterait émettre quelques propositions pour créer une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et les USA, qui s’ancre dans un changement de perception et d’attitudes des USA à l’égard de l’Afrique, s’appuient sur la promotion d’intérêts économiques réciproques.

Résultats atteints par le Forum ChicAfrica 2016

350 opérateurs économiques américains et africains,

2 milliards de dollars en cours d’investissement en Afrique,

30 accords commerciaux et d’investissement signés,

10 prix d`excellences octroyées,

5 grandes conférences de haut niveau,

10 tables rondes et ateliers,

Image de l`Afrique valorisée,

Retransmission télévisée en direct du forum,

Le Canada représenté au haut niveau,

Implication majeure du département du commerce international de l`état de Chicago

Etaient présents à ce forum les Etats suivants :

Le Burkina Faso ;

Le Bénin ;

Le Cameroun ;

Le Canada ;

Le Togo,

L’Etat d’Illinois ;

L’Etat de New York ;

L’Etat de Seattle ;

L’Etat de Houston ;

Etat Iowa

L’Etat de Pennsylvanie ;

Haïti,

Nigeria,

 Un message…

Nous remercions tous nos partenaires, à savoir le département d`Etat, les autorités de l`Etat d’Illinois, l`Organisation internationale de la Francophonie, les Etats du Burkina, du Mali, du Gabon, de la Côte D`ivoire,  etc….les ambassades américaines en Afrique, les ambassades africaines aux USA, le RIVES, les Chambres de commerce africaines, de la black chamber of commerce of USA, Burkina PMI/PME,ACAM Services, Ramsès Consulting & Associates, les sénateurs de l`état d’Illinois, le gouverneur de l`état d’Illinois, les presses , les universites Walden, Saint Xavier, columbia University, Adelaide University, Apidon,  ect….. Rendez-vous est pris du 06 au 8 juillet prochain pour la 2e édition du forum Chic Africa.

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