Redéploiement au MENAPLN: le SYNATEB ne prendra pas part aux travaux.

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Le canevas de travail des différentes commissions au niveau déconcentré devrait commencer le 16 juillet 2019. Il est demandé à chaque CCEB de mettre en place une commission spéciale d’affectation des enseignants. L’opération qui devrait débuter le 16 juillet et prendre fin le 22 juillet, a été reportée car tous les encadreurs pédagogiques étaient en conférence du 16 au 19 juillet. Dans la composition de ladite commission les partenaires sociaux c’est-à-dire les représentants des syndicats devraient y siéger. Au niveau de la région des Hauts-Bassins, le SYNATEB a tout simplement décliné l’offre. Il demande à tous ses militants de se démarquer de toute opération dans le cadre de ce redéploiement.

Le syndicat des encadreurs pédagogiques qui accepte accompagné le gouvernement dans cette aventure devrait profiter pour une fois être solidaire des enseignants. Aujourd’hui nous savons tous que le fossé entre les encadreurs pédagogiques et les enseignants est grand et profond. Il faut donc travailler à soigner nos rapports car sans enseignants l’on ne parlera point d’encadreurs. C’est encore une occasion pour le gouvernement de semer la zizanie entre encadreurs pédagogiques et enseignants.

Si le gouvernement trouve que les enseignants ne respectent pas leurs devoirs professionnelles alors il faut impérativement lui rappeler de remplir ses obligations. L’on ne peut pas chercher à vilipender les braves enseignants alors que le gouvernement lui-même ne remplit pas le tiers du tiers de ses engagements envers les personnels enseignants.
Les normes prévoient 50 élèves par classe au primaire alors à partir de 51 élèves il faut nécessairement 2 enseignants dans la classe. C’est très simple et c’est mathématique. Si chacun fait ce qu’il a à faire, il n’y aura plus de problèmes au MENAPLN.

Des syndicats avocats du gouvernement auront toujours du pain sur la planche. Il faut toujours travailler à améliorer les conditions de travail et de vie des enseignants et c’est par là que les syndicats auront du crédit. Les bases doivent être permanemment consultées pour des questions aussi importantes au lieu que quelques personnes décident de leur sort. Il faut que les responsables syndicaux au niveau du primaire s’engagent réellement à défendre les causes des enseignants sans autres considérations. Nous avons des exemples où les enseignants ont défendu des encadreurs pédagogiques mais pourquoi le contraire est rare? C’est dans la solidarité que nous pourrons sauver notre système éducatif pour une éducation de qualité.
Traoré Abdoulaye Fundjé