Vincent de Paul KABORE à propos du développement de l’Afrique:<>

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Ceci est une déclaration d’un citoyen,Vincent de Paul KABORE,expert en promotion immobilière qui s’est  prononcé sur le développement local,ses problèmes et à proposé des solutions. Pour lui, il faut prendre des dispositions particulières pour l’adoption des titres fonciers au profit des villageois afin qu’ils garantissenr leurs terres pour les générations futures. Aussi il a donné son avis sur le développement de l’Afrique. 

  Même si le développement est défini comme l’ensemble des dispositions intrinsèques prises dans un pays pour garantir le progrès dans tous les secteurs d’activités, moi je pense que le développement est lié à la culture qui est un facteur contextuel surtout en Afrique. Le pays devrait par conséquent se définir par son territoire, sa population et le système politique qui le gouverne, alors que dans le contexte rural africain, même si les politiques existent, elles présentent toute une grande singularité. Quand on parle de développement, plusieurs préoccupationss’invitent aux débats, à savoir l’intégrité territoriale, la sécurité, l’éducation, la santé, la croissance économique et social,l’emploi des jeunes, les politiques alimentaires, les logements, les infrastructures etc… La population africaine étant jusqu’à présent représentée a majorité par le monde rural, attardons-nous dans ce domaine afin de mieux nous prémunir face aux nouveaux défis de l’Afrique.

Définition du concept de développement rural

Le développement rural ou développement local aussi appelé développement a la base, est un processus utilisant les initiatives locales au niveau des petites collectivités comme moteur du développement économique. Le développement à la base est enfait, un complément aux grandes mesures et grands projets de développement initiés par les Etats. 

Dans les pays comme le Burkina Faso, le développement du monde rural repose principalement sur les initiatives des structures décentralisées et déconcentrées de l’Etat, des collectivités locales, des organisations non-gouvernementales, et des habitants eux-mêmes à travers les PME/PMI, lesassociations et le secteur informel. Mais que de blocage et de résultats souvent dérisoires et aléatoires .Autrement dit, les problèmes persistent malgré une volonté affichée de l’Etat à faire du milieu rural de véritables pôles de croissance. Il parait alors pertinent, de jeter un regard critique sur les problèmes que rencontre le développement du monde rural. 

Les problèmes du développement rural

En effet, nous vivons dans un monde  marqué par une économie globalisée et très concurrentielle qui pourrait être avantageusepour les pays en voie de développement tel que le Burkina Faso. Le contexte volatile des prix des matières premières de l’Afrique et les aléas climatiques qui influent négativement sur le rendement des cultures vivrières, le manque d’infrastructures socio-culturelles pour un épanouissement des jeunes, l’absencede mesures d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs du monde rural tel que le manque de garantie de prêt, sont entre autres les gros problèmes auxquels sont confrontés les populations villageoises. Tous ces facteurs réunis ne permettentpas aux jeunes africains du monde rural d’être productifs etd’apporter leur contribution au développement de leur localité.  

La mondialisation dont on parle depuis longtemps reste toujours un grand défi pour le monde rural. La jeunesse évoluant dans lescadres formels et informels souffre du manque de financement, puisque n’ayant pas de ’’ vraies’’ garanties pour être solvablesauprès des institutions financières. L’existence de ces barrières  invisibles et infranchissables crée dans tous les autres secteurs ce découragement entrainant l’exode rural qui est le premier symptôme d’un désir d’immigration clandestine. L’immigration reste et demeurera la solution inavouée d’un échec après l’exode rural. Les opportunités de financements bancaires des groupements masculins et féminins ruraux pour la réalisation des projets villageois démontrent à quel point le taux de bancarisation est faible alors qu’il n’y a pas meilleure garantie que la terre pour accéder aux prêts, quand on tient compte du fait que l’Afrique en est le plus grand détenteur.

Au vu de ce qui précède, l’on est en droit de se demander, quelles pourraient être les solutions adéquates. 

 Les solutions

On dit souvent que les africains aiment critiquer sans donner de solutions ou de propositions, mais en toute humilité, voiciquelques alternatives que  je propose : – Le système du ‘’crowdfunding en ligne’’ qui consiste en la levée de fonds individuel auprès de groupe spécifiquedésirant faire des placements en ligne.- Le système du ‘’ crowdfunding physique ’’ qui consiste en la levée de fonds individuel de porte à porte à travers les différents villages et communautés.- La mutualisation qui consiste en la responsabilité solidaire d’un groupe d’individus qui chacun à leur tour auront accès  à un prêt après le remboursement de l’autre .Ce système a été copié du système de tontine africaine.- Prendre des dispositions particulières dans le processus  d’obtention des titres fonciers ou de baux agricoles pouvant permettre aux villageois de garantir leurs terres aux niveaux des banques comme l’avait fait le Sénégal pour ses paysans dans le cadre du projet GOANA.

Cela va être d’un apport auquel le Millenieum Challenge Account  au Burkina Faso avait initié dans son projet de sécurisation foncière avec sa bonne volonté  et les milliards mis à la disposition du monde rural pour la sécurisation de leurs terres. Cette fois ci, des dispositions très sérieuses doivent être prises afin que toutes les institutions financières de la place puissent accepter de garantir ces titres émis (Bail, TF ou APFR) 

Conclusion

Je lance un appel solennel de solidarité aux citoyens du monde àse soutenir mutuellement, car la mondialisation est une très bonne chose pour l’Afrique car logiquement, avec toute sa jeunesse, ses terres regorgeant de minerais, sa valeur ajoutée , il ne reste qu’un certain degré de formation pour être même plus compétitif que la Chine .Cependant , le revers de la mondialisation est le fait qu’il nous ait fait quitter le monde grégaire et apporté l’individualisme . J’invite beaucoup d’entre nous africains qui ont été béni, à consacrer un peu de temps et de moyens à la solidarité. 

J’ai foi que la debalkanisation de l’Afrique va réduire l’exode rural. Quand je vois que se déplacer en avion de Ouagadougouen occident coûte moins chère que se déplacer de Ouagadougou à Yaoundé ou à Brazzaville, je me pose des questions quant à la volonté réelle de la «  mondialisation » et à qui elle profite pour le moment. La libre circulation des biens et des personnes en Afrique n’est pas encore une réalité et reste en nos jours un des plus grands gouffres financiers avec ses journées de réflexions,colloques et débats a n’en pas finir. Une chose est sûre, le développement de l’Afrique passera forcément par le développement de son secteur primaire.

Vincent de Paul KABORE.