CNSE/Gouvernement : Cette fois nous irons jusqu’au bout.

0
203

C’est maintenant que les vraies hostilités commencent. La décision de la CNSE de ce jour est vraiment salutaire. Chacun assume son destin à partir de cet instant. La Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE) décide de la suspension de la
finalisation de l’année scolaire en cours à partir de ce jour 26 Avril 2019. Par conséquent elle appelle à observer le mot d’ordre suivant:

  1. Suspension des évaluations à tous les niveaux de notre système éducatif, pas de correction des devoirs et autres évaluations, pas de calcul des moyennes, pas de tenue de conseil de classe, pas de transmission de courrier et autres correspondances administratives…
  2. Sit-in dans les services éducatifs sur toute l’étendue du territoire national tout le long du mois de Mai.
  3. Exige la correction des différentes indemnités, des avancements et l’octroi de la bonification à tous les agents au plus tard le 31 Mai 2019.
  4. La prise de décret sur le statut valorisant au plus tard le 31 Mai 2019.
    Une lettre circulaire viendra précisée l’ensemble des décisions prises. Le message est donc clair soyons donc solidaires et déterminés. Chacun doit s’assumer en ce qui le concerne.
    Aux encadreurs pédagogiques, lorsque vous recevez les sms des directeurs provinciaux, considérez ces messages comme nuls et surtout n’embêtez pas vos collaborateurs qui sont les enseignants. Lorsque le directeur provincial vous demande de recenser les noms des grévistes alors demandez lui s’il s’est déjà inscrit. Compter sur le bon sens et le courage des autres pour enfin profiter, cela a un nom. Alors chers collègues, observons scrupuleusement ce mot d’ordre. Nous souhaitons que les encadreurs s’assument pleinement en se comportant comme des chefs de file voire des capitaines qui mobilisent la troupe.
    Notre lutte n’est orientée contre personne ni contre un parti politique. C’est une lutte de corporation et tant qu’on est enseignant et qu’on ne peut guère refuser les avantages engrangés alors l’on doit être de la lutte.
    Aux parents d’élèves, votre silence face au mépris des enseignants et au sabotage de notre système éducatif orchestré par le gouvernement est coupable. Nos enfants sont nos trésors inestimables et personne ne doit pouvoir les brader sans notre réaction.
    Aux scolaires du Burkina Faso, aucun enseignant ne sera heureux face à votre malheur alors le véritable preneur d’otages de votre avenir s’appelle le gouvernement.
    L’on ne peut pas enlever le lionceau et prétendre avoir une existence paisible. Éduquer ou périr nous vaincrons.

Traoré Abdoulaye Fundjé