18 000 tonnes de riz soupçonnées de mauvaise qualité dans l’intention d’approvisionner le marché burkinabè auraient été débarquées au port d’Abidjan

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Le riz impropre à la consommation au Togo, en Guinée et au Ghana, et donc refoulé des ports desdits pays, serait dans des entrepôts en Côte d’Ivoire. Selon un communiqué du ministère en charge du Commerce du Burkina Faso ce riz aurait pour destination le marché burkinabè. 


Dans un communiqué en date du 20 mars 2019, le ministère en charge du Commerce du Burkina Faso a fait cas du refus catégorique de laisser entrer sur le territoire burkinabè une cargaison de riz impropre à la consommation en provenance de l’Asie. 


« La cargaison de riz en provenance d’Asie objet du communiqué N°019-0003/MCIA/SG/DGCRF du 4 février 2019, après avoir échoué son déchargement successivement aux ports de Guinée et de Lomé, se serait redirigée au port d’Abidjan dans l’intention d’approvisionner le marché burkinabè », indiquait cette note. 


Selon le média d’informations générales en ligne de la Côte d’Ivoire, « Linfodrome », deux jours avant la publication de cette note, c’est-à-dire le 18 mars 2019, le président de la Fédération des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (Fac-Ci), Doukoua Godé, suite à des échanges avec des présidents d’associations de consommateurs du Burkina Faso et du Togo, donnait l’alerte de la présence au port d’Abidjan (Côte d’Ivoire), d’un bateau ayant dans ses cales du riz avarié impropre à la consommation. 


Le lendemain de cette alerte, c’est-à-dire le mardi 19 mars 2019, le directeur du Commerce extérieur, Kaladji Fadiga confirmait cette information. En effet, les 18 000 tonnes de riz soupçonnées de mauvaise qualité ont été effectivement débarquées au port d’Abidjan. Une visite réalisée le même jour au port d’Abidjan, a permis de voir ce produit stocké dans des entrepôts en attendant, selon le directeur du Commerce, de procéder à des contrôles microbiologiques et micro chimiques, ainsi que des contrôles de résidus de pesticides.


Selon le même journal, malgré l’alerte donnée par les dirigeants des ports des pays voisins, la Côte d’Ivoire n’a pas hésité à décharger toute la marchandise au port d’Abidjan, mais en plus, les résultats des prélèvements effectués depuis le 12 mars 2019 pour des analyses ne sont pas encore disponibles. 


« Quelle était cette urgence de débarquer toute la cargaison de riz avant de procéder à une analyse ? Là où, du fait des soupçons qui pesaient sur la qualité de ce riz, il était tout simplement préférable de prendre un échantillon pour des analyses avant d’autoriser tout déchargement de ladite marchandise. Autant de questionnements qui poussent à publier dans l’urgence les conclusions desdites analyses », indique le site.


Pour rappel, l’affaire du riz Birman, à savoir du navire Oceanprincess, a été au centre de conférence de presse animée par la Ligue des consommateurs du Togo (Lct) le 28 décembre 2018.