Gouvernance MPP : « Je ne laisserai pas Roch se « blaississer », Pargui Emile Paré

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Le lundi 18 mars 2019, Pargui Emile Paré, directeur général du Centre international de formation politique Kwamé N’krumah du MPP et directeur général de l’Ecole nationale de santé publique a soufflé ses 61 bougies, pour l’occasion, le chat noir du Nayala a animé un point de presse où, il a procédé au lancement de la rédaction de ses mémoires intitulés « 60 ans de vie, 40 ans de lutte syndicale et politique ; la moisson est-elle maigre ? ».

« 60 ans de vie, 40 ans de lutte syndicale et politique ; la moisson est-elle maigre ? », c’est sous ce titre que Pargui Emile Paré, directeur général du Centre international de formation politique Kwamé N’krumah du MPP et directeur général de l’Ecole nationale de santé publique, va rédiger ses mémoires. Ces mémoires, comme on s’en doute, sera un résumé exhaustif de la vie du chat noir dans le sérail politico-syndical du Burkina Faso. A en croire, Pargui Emile Paré, plus de 30 tomes seront diffusés. Du reste, le premier tome s’intitule « Sur les traces d’un insurgé permanent ». 

Ces ouvrages, foi du directeur général du Centre international de formation politique Kwamé N’krumah du MPP, va être un concentré descriptif, analytique de son parcours et laisse le soin aux lecteurs de se faire une idée sur sa personne et de son parcours. Le sous-titre, du tome I, « Cahier d’un retour au pays natal », va retracer la vie de l’auteur depuis son Yaba natal à Ouagadougou.

« 60 ans de vie, 40 ans de lutte syndicale et politique ; la moisson est-elle maigre ? » sera précédé d’une analyse du contexte national et international. Selon Pargui Emile Paré, les facteurs internes et externes sont des déterminants de ses pensées et de ses appréciations.

Sur ces motivations, Pargui Emile Paré a laissé entendre qu’il s’est décidé à écrire ses mémoires pour entre autres, édifier « Les Jeunes politiques qui ont parfois soif de savoir quel rôle, quelle participation ai-je eu à tel évènement heureux ou malheureux qui a marqué la vie nationale de ce pays ».

Pour lui, le contexte national dans lequel, il lance la rédaction de ses mémoires est marqué par deux éléments essentiels. Le contexte post-insurrectionnel et la gestion du pouvoir et la gouvernance du président Roch Marc Christian Kaboré.

« Le parti semble perdre du terrain au sein du gouvernement » 

Pour lui, la Transition n’a pas pu opérer les réformes profondes telles que la rupture politique et socio-économique par manque de temps, par ignorance ou par incompétence. Ces ruptures « devraient mettre le pays sur la voie de la démocratie véritable, celle qui est en phase avec les aspirations du peuple insurgé », a-t-il dit. »

Cette rupture et la refonte de l’Etat et ses institutions ont été reléguées selon lui, à Roch Marc Christian Kaboré, 1er président post-insurrectionnel démocratiquement élu. Toutefois, trois ans après, la demande de rupture et refondation restent toujours posés. La faute à l’option de gouvernance que le pouvoir MPP a prise.

Pour le chat noir du Nayala, le président Roch est resté dans la continuité d’une gouvernance de transition. « …cette gouvernance transitionnelle est marquée par une forte présence de la société civile aux postes clés stratégiques dans le gouvernement, pendant ce temps, le parti semble perdre du terrain au sein du gouvernement », a souligné Pargui Emile Paré. 

En conclusion face à cette situation, a-t-il dit, « c’est bientôt à Roch et à son MPP que le peuple va demander des comptes ». Raison pour laquelle, il invite Roch et le MPP pour gouvernement clairement politique, car la société civile, de son avis, ne sera pas responsable des insuffisances et des fautes de la gouvernance MPP. « Je ne laisserai pas Roch se « blaississer », a martelé le chat noir.

Les processus révolutionnaires en cours dans la 1re moitié du 21e siècle, notamment « la révolution générationnelle et du genre » et « la révolution démocratique nouvelle ou révolution citoyenne »  seront par ailleurs des sujets sur lesquels Pargui Emile Paré va se prononcer.

Outre ces sujets, « la révolution d’août 83, les causes de son échec »,  « «l’insurrection populaire ou une révolution inachevée » et « l’expérience d’un marxiste-léniniste dans les eaux boueuses de la démocratie libérale bourgeoise et du parlementarisme libéral bourgeois » seront autant de tomes que le chat noir va offrir aux Burkinabè.