Front patriotique pour le renouveau : « toutes ces attaques sont la conséquence de la gouvernance politique menée par le Président Blaise Compaoré et ses alliés d’hier qui ne sont autres que le MPP », Aristide Ouédraogo, président

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Le Front patriotique pour le renouveau (FPR) a rencontré la presse dans le cadre de ses différentes tournées pour sensibiliser leurs partisans dans la journée du samedi 23 février 2019 dans la région du nord à Ouahigouya. 
Après avoir parcouru plusieurs régions où il a témoigné son soutien à la population, le Front patriotique pour le renouveau (FPR) a déposé ses valises dans la région du Nord, à Ouahigouya. Dans cette partie du pays qui subit souvent les attaques terroristes, le FPR a jugé nécessaire de venir soutenir cette populaire en étant à leur côté. C’est ainsi que lors d’une conférence de presse, le parti à essayer de dresser un bilan de la situation nationale. Pour le FPR, notre cher pays a besoin de réformes profondes. 
Selon le président du parti Aristide Ouédraogo, le FPR est un parti des réformateurs. « Nous le clamons, nous nous battons pour cela et nous croyons qu’au gré de la gloire et de l’adversité tous ceux qui sont épris de justices et qui souffrent de par la faute d’une élite dirigeante depuis plus de 30 ans verrons bientôt la lumière du vrai et véritable changement jaillir dans leurs vies et celles de leurs progénitures », a-t-il clamé. Raison pour laquelle il a appelé ses militants à se battre à tout instant pour un avenir radieux. 
Car pour lui, il n’y aura point de liberté, ni de pain pour le peuple sans combat. Aristide Ouédraogo a fait savoir lors de la conférence que son parti s’affiche avec réformateur. De ce fait, son parti souhaite s’engager avec la population sur le chemin d’un avenir libre et radieux, car dit-il, nous avons un sens élevé de la valeur humaine et de la redevabilité publique. 
« C’est pourquoi aujourd’hui à Ouahigouya, devant les militants nous faisons le bilan public des actions menées par le parti pour la commémoration symbolique de la période d’anniversaire de la naissance du parti », a-t-il laissé entendre. Au cours de cette conférence, les organisateurs sont aussi revenus sur les différentes activités politiques dont le parti a pris part. 
Il s’agit entre autre des débats télévisés politiques , de dix débats radiophoniques, trois conférences de presses du CFOP, cinq conférences de presses propres au parti, trois conférences publics interactives, un meeting populaire, une marche meeting du CFOP organisé le 29 septembre 2018, une marche meeting organisé par la CCVC le 29 novembre 2018, une quinzaines d’interviews presses, un congrès extraordinaire du parti réalisé à travers les structures du parti dans 37 provinces du pays. 
Aussi, face à la difficile situation sécuritaire que traverse le pays en ce moment, le FPR a tiré comme conclusion après plusieurs analyses que « toutes ces attaques sont la conséquence de la gouvernance politique menée par le Président Blaise Compaoré et ses alliés d’hier qui ne sont autres que le MPP ». Et de poursuivre : « ils accusent publiquement Blaise Compaoré de tentative de déstabilisation, mais ce qu’ils oublient, c’est qu’ils étaient ses collaborateurs de premier rang pendant de longues années et qu’ils ont décidé avec lui pendant 25 ans de l’évolution du pays avec les tristes et dommages résultats que nous avons actuellement », a-t-il martelé. 
Pour lui, les gouvernants ont clairement fait preuve de leur incapacité à gouverner le Burkina Faso et de ce fait, ils doivent essayer de trouver des solutions pérennes aux difficultés au lieu de tenter indélicatement de falsifier l’histoire. « Les informations capitales sont montées de toutes pièces, la désinformation est en marche et ce qui est important pour certains, c’est qu’il faut déguiser l’information en empêchant à nouveau le peuple d’avoir un droit fondamental, celui d’avoir l’information juste et impartiale », a-t-il mentionné. 
Aristide Ouédraogo n’a pas manqué au cours de cette conférence de revenir sur la nomination du nouveau gouvernement et du passage du Premier ministre Marie Joseph Christophe Dabiré à l’hémicycle pour sa déclaration de politique générale le 18 février 2019. Pour lui, après la démission du premier ministre Paul Kaba Thiéba, le président du Faso continu dans l’échec de sa politique non-réaliste en présentant un nouveau gouvernement sans changement profitable au peuple. « Quelle que soit la volonté ou l’efficacité du gouvernement, il ne peut pas donner de bons résultats tant que son président lui-même ne change pas », a-t-il martelé. 
Aussi dit-il, dans la déclaration de politique générale du Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, le premier ministre s’est permis de citer le président Thomas Sankara ainsi que le professeur Joseph Ki-Zerbo. Pour le FPR, cela représente une tentative grave de manipulation psychologique à l’endroit du Peul et particulièrement de sa jeunesse actuelle. Pour lui, le fait que le Premier ministre dans sa déclaration a félicité l’ASCE-LC est juste une déclaration pour protéger des amis. « Cela est inacceptable et nous rejetons cette manière de vouloir gouverner dans la tentative de manipulation de l’histoire », s’est-il offusqué.