Burkina. Gaoua : des familles s’affronte à Gbombora à cause de l’or

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Le village de Siwèra a connu des troubles mercredi matin, parce que des habitants s’opposent au déterrement dans un site dit sacré, d’un plausible héritage ancestral, censé être une importante quantité d’or et des cauris.
Au petit  matin du mercredi 6 mars 2019,  le village de Siwèra, une localité située  à environ 17 kilomètres de Gaoua dans la commune rurale de Gbomblora,  était  sous tension.
Selon des sources concordantes, les habitants ont été réveillés vers  quatre heures  du matin  par la présence des Forces de l’ordre  et une équipe outillée  de matériels d’exploration d’or.
Face à la situation,  la population  entre en   résistance et  une alerte a été lancée aux sons d’un tambour sacré, qui n’est utilisé que dans les cas de cérémonies coutumières bien indiquées ou de combats contre l’ennemi. Ainsi tout le village et les zones voisines se sont mobilisés.
Génèse de l’incompréhension
L’histoire  remonte à quelques semaines avec Albert Oussé qui  est venue   à la recherche d’un héritage  laissé par un aïeul.
Selon Albert Oussé, par ailleurs neveu du Chef de canton de Gaoua, l’héritage est constitué  de canaris remplis d’une quantité importante d’or et de cauris et enfouis dans le sol de Siwèra.

Oussé a assuré que sa famille est dans son droit de disposer de l’héritage laissé par les aïeux.
 
Il ajoute que la prise de ce trésor  était conditionnée par l’observation d’un rituel qui a été fait par sa famille.
Mais la population exclut toute tentative d’exploration dans ce site, considéré comme un sanctuaire.
Après cela, le chef de Canton de Gaoua, Yari  Oussé a adressé le 29 janvier 2019, une correspondance  au maire de Gbomblora, Sansan Urbain Kambou.
La lettre dont l’AIB a reçu une copie, informe le bourgmestre de sa volonté de rechercher «un héritage sur le plan coutumier» qui lui a été légué en 1959 et enfouie dans les  terres de Siwèra.
En plus, il a notifié que la lettre  fait office d’une demande d’autorisation au maire, à titre onéreux de la force publique, pour l’aider dans ses fouilles.
Le chef de canton a également dit qu’il se servirait certainement de matériel d’extraction, utilisé dans l’orpaillage.
Dans une lettre datée du 1er mars 2019 et dont l’AIB a aussi reçu copie, le maire Sansan Kambou a fait observer au chef Yari Oussé de l’absence de précisions sur la nature de l’héritage, de l’identité du donateur et de témoins.
Le maire a aussi relevé l’absence d’accord signé entre le chef et les autorités religieuse et coutumières, au regard du caractère religieux du site de recherche.
Enfin, Sansan Kambou a demandé à Yari Oussé de prendre en compte ces observations pour éviter des troubles à l’ordre social.
Agence d’information du Burkina