La CORA/BF à propos du bilan d’ABDOUL KARIM SANGO : « un an d’inertie, une gestion médiocre imbue d’arrogance et d’irresponsabilités sans impacts »


Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

Il ya de cela trois ans que la CORA/BF attirait l’attention des politiques sur la qualité mentale des hommes à nommer dans des postes des responsabilités comme les ministères et les institutions. Elle faisait cas aussi d’infestation du Burkina Faso par des complexés, qui sapaient le processus de développement de notre pays.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

 La dynamique enclenchée par la CORA/BF dans le désenclavement des mentalités et le réchauffement de la fierté nationale a heurté la sensibilité des Burkinabè qui ont honte de leur culture et mal à leur fierté. Tout Burkinabè qui a honte de son village, de sa culture ne peut contribuer à la construction efficiente de son pays.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

La CORA/BF a été profondément choquée et attristée par les déclarations empreint d’insultes, de contre vérités, d’ignorance et d’arrogance du Ministre Abdoul Karim SANGO lors de sa conférence de presse bilan de son action à la tête du Ministère.

Le Ministre SANGO a voulu divertir l’opinion publique afin de voiler son bilan largement négatif à la tête du Ministère. Ce Ministère laissé dynamique en février 2018 avec des résultats concrets palpables sur le terrain a été vite assombri par l’inertie, le tâtonnement et la médiocrité.

 La CORA/BF a d’ailleurs vite attiré son attention dès le mois de mai sur la morosité ambiante et les grandes préoccupations du monde de la musique à travers 3 correspondances et  4 déclarations respectivement publiées  en mai, en juin, en octobre 2018 et en janvier 2019.

La qualité de la musique Burkinabè est un vieux débat que seuls les mentalement inferieur trouvent et continuent de nos jours à chanter pour cacher leur manque de fierté nationale.

La CORA/BF trouve inadmissible et irresponsable que le Ministre SANGO continue à se maintenir à la tête du Ministère malgré les résultats décevants enregistrés en une année. Il ne peut alors dire à des acteurs dont il ignore les qualités, de changer de métier parce que d’autres ont manifesté contre son inaction à la tête du Ministère.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

Dans nos correspondances adressées au Ministre SANGO et reprises par les  déclarations de juin 2018 et de janvier 2019 nous avons exigé la relecture de l’arrêté 01-054/ MAC/SG/BBDA du 20 mars 2000 porteur de coefficients inexplicables,  en déphasage avec nos réalités et causent en partie  de la chute drastiques des droits de diffusion au BBDA dans l’ordre de 15 à 50%  pour prés de 80% des artistes musiciens (au vue de nos statistiques) malgré l’annonce  de l’augmentation globale. Les conséquences de l’application de cet arrêté et l’envolé des frais de gestion du BBDA à 49%  en 2018 pèsent énormément sur les artistes musiciens. En réaction à cette préoccupation le Ministre SANGO nous a fais parvenir une correspondance erroné sans capacité d’analyse étalant ainsi toute son ignorance du monde de la musique et son manque de volonté à s’instruire.

 Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

Les multiplications des festivals et des animations feront croire aux esprits non avertit des questions du monde de la culture à une ébullition du monde culturel et de la musique. Certes sur le fait d’ébullition c’est vraie mais économiquement fade pour la plupart des  artistes car très peu d’artistes bénéficient  d’un cachet conséquent.  Les promoteurs de ces festivals organisent en général leur événement grâce à la générosité de mécènes asphyxiés par une forte demande. Le peu de financement acquis est à plus de 90% consacré à la location de la logistique et autres frais liés à l’organisation comme le transport, la restauration, l’hébergement,  etc.

Les sponsors sous sponsorisent aussi les événements Burkinabè et offre plus d’égard  aux événements impliquant des artistes étrangers d’où tout l’intérêt d’une réglementation du sponsoring.

Le Ministre SANGO au lieu de passer à l’analyse de cette situation et à  trouver des solutions pour rendre dynamique ce secteur d’activité culturel et encourager les acteurs, il les a plutôt traité d’escrocs pour décourager les mécènes et les rares sponsors qui continuent à soutenir le secteur au bénéfice de tout le Burkina Faso .

 Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes

La paupérisation du monde de la musique s’accentue aussi par les misérables cachets que certaines administrations publiques paient aux artistes. Le comble est que certaines administrations publiques se jouent de l’article 14 de la constitution en prenant l’argent public pour organiser des événements où elles ne paient que des artistes étrangers.

Au delà de ces problèmes, le Ministère de la culture n’a jamais porté un projet structurant capable de mettre en branle l’économie de toute la filière.

 Si le gouvernement  dit vouloir faire du secteur de la culture notamment la filière musicale un secteur professionnalisé et porteur d’emplois et de devise il ne doit en aucun cas accepter payer des cachets de misère au risque de saper cette ambition. La CORA/BF trouve alors pertinent cette question d’adoption de cachets minimaux pour les activités de l’état.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

La CORA/BF trouve aberrant ces déclarations outrageantes du Ministre de la culture qui semble avoir accepté ce poste pour améliorer son CV, que par ambition de travailler pour le Burkina Faso.

 Vu les résultats décevant de son action et son manque de considération pour les acteurs, il était opportun qu’il dépose sa démission pour incapacité à trouver des solutions pour les préoccupations du monde de la culture.   

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

  Conjuguons  ensemble les efforts pour un nouveau Burkina fier de ses artistes, de sa culture et débarrassé du complexe d’infériorité d’une certaine catégorie de sa jeunesse aux mentalités importées.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,

 La CORA/BF interpelle son excellence Monsieur le Premier Ministre Christophe Dabiré et le demande de tirer les conséquences de telles actes qui n’honorent pas et qui ternie l’image du Burkina Faso.

On ne peut pas se construire avec la culture de l’autre ; rêvons d’une culture Burkinabè capable d’apporter des emplois fiables, de contribuer à l’économie nationale et de se hisser dans le concert des cultures planétaires.

CORA/BF, Améliorer et maintenant