Relance économique de la filière musicale du Burkina : la CORA/BF propose le Programme d’urgence musique (PUM)

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DÉCLARATION  001 / 2019

MEILLEURS VŒUX 

 RELANCE ÉCONOMIQUE DE LA FILIÈRE MUSICALE DU BURKINA FASO ET PERSPECTIVES

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

L’année 2018  a été marquée par de multiples tentatives des forces obscures et terroristes de nous asservir  en mettant à mal notre cohésion nationale, notre unité et notre liberté. Cette année 2019 est une  année de défis et d’espoir c’est pourquoi la CORA/BF tiens à souhaiter ses vœux de paix de cohésion sociale et d’unité pour le Burkina Faso. Que 2019 confère à chaque Burkinabè la santé,  la réussite dans chacune  de ses initiatives et plus d’engagements pour la culture et le développement.  

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

La Coalition pour la Renaissance Artistique au Burkina Faso (CORA/BF) a eu trois ans en octobre 2018 passé ;

 Trois ans consacrés aux plaidoyers multiples pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du monde de la musique.

Trois ans de lutte pour la préservation du patrimoine culturel national

Trois ans de combat pour une relance économique de toute la filière musicale

Trois ans pour s’imposer comme la plus grande et dynamique organisation faitière du monde de la musique.  

Trois ans de combat pour une reconquête digne de la fierté nationale mise à rude épreuves  par les pressions mondialistes et les résidus de flots de complexés Burkinabè.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Les résultats de ces luttes sont palpables mais toutes tentatives de sommeiller va encore profiter à ces détracteurs de notre fierté et de notre survie économique.

 Ils n’iront  pas du dos de la cuillère pour lancer leurs basse besogne et mettre sous scellée les acquis qui sont entre autres :

– La mise en place de l’Assemblée Générale du BBDA. 

 Cette structure mise en place sous les multiples pressions de la CORA/BF avait comme entre autre mission la relecture de l’arrêté 01-054/ MAC/SG/BBDA du 20 mars 2000 porteur de coefficients inexplicables,  en déphasage avec nos réalités et causent en partie  de la chute drastiques des droits de diffusion au BBDA dans l’ordre de 15 à 50%  pour prés de 80% des artistes musiciens (au vue de nos statistiques) malgré l’annonce  de l’augmentation globale.

 Depuis l’élection des membres de l’Assemblée Générale  et la première rencontre de prise de contact, elle a du mal à trouver un élan de travail normal. Nous interpellons donc le BBDA  à mettre tout en œuvre pour son bon fonctionnement dans l’intérêt général des artistes. 

– L’adoption en avril 2016 d’un nouveau quota de 90% de diffusion de la musique Burkinabè lors du séminaire nationale sur la stratégie de promotion de la culture Burkinabè dans les médias organisé par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC)

Nos multiples plaidoyers pour l’adoption d’un document juridique sur ce quota au CSC et  au Ministère de la Culture des arts et du Tourisme se sont soldés par un silence incompréhensif. Par ailleurs Nos pressions, nos  plaidoyers et nos tentatives de mettre à débat la diffusion de la musique Burkinabè dans les médias se sont poursuivie. La CORA/BF a d’ailleurs mis en place un cadre de distinction de tous ceux qui font de la diffusion de la musique Burkinabè leur cheval de batail dénommé les Soirées des Hérauts de la Musique Burkinabè (HMB) dont la première édition s’est déroulé le 28 septembre 2018 ;

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Le tracé de la lutte jonchée de victoires et de difficultés a depuis appris à la CORA/BF l’importance de son engagement. Le manque d’idées novatrices capable d’opérationnaliser le statut de l’artiste et de booster l’économie de la filière des arts du spectacle notamment la musique reste criarde.

Malgré les efforts de la CORA/BF, les décideurs publics notamment le Ministère de la Culture des Arts et du Tourisme sont toujours évasifs sur les questions urgentes suivantes : 

– L’adoption d’un mécanisme de fonctionnement économique de la musique (La CORA/BF propose le  Programme d’urgence musique) 

– La règlementation sur le sponsoring

– L’adoption d’un  cachet de base applicable lors des grandes manifestations étatiques

– Le respect de l’article 14 de la constitution

– La création d’un meilleur accès à la Licence d’entrepreneur de spectacle  

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Les multiplications des festivals et des animations feront croire aux esprits non avertit des questions du monde de la culture à une ébullition du monde culturel et de la musique. Certes sur le fait d’ébullition c’est vraie mais économiquement fade pour la plupart des  artistes car très peu d’artistes bénéficient  d’un cachet conséquent.  Les promoteurs de ces festivals organisent en général leur événement grâce à la générosité de mécènes asphyxiés par une forte demande. Le peu de financement acquis est à plus de 90% consacré à la location de la logistique et autres frais liés à l’organisation comme le transport, la restauration, l’hébergement,  etc. 

Les sponsors sous sponsorisent aussi les événements Burkinabè et offre plus d’égard  aux événements impliquant des artistes étrangers d’où tout l’intérêt d’une réglementation du sponsoring. 

Le  Mairie de Ouagadougou en qualité d’esprit non avertit des questions du monde culturel a mené en 2018 des actions anti développement de la filière musicale en augmentant exagérément les frais de location des espaces tel la maison du peuple et en fermant de faites au vu des locations très chères  les différents jardins où s’exprimaient les artistes. 

La paupérisation du monde de la musique s’accentue aussi par les misérables cachets que certaines administrations publiques paient aux artistes. Le comble est que certaines administrations publiques se jouent de l’article 14 de la constitution en prenant l’argent public pour organiser des événements où elles ne paient que des artistes étrangers.

Au delà de ces problèmes, le Ministère de la culture n’a jamais porté un projet structurant capable de mettre en branle l’économie de toute la filière.

C’est pourquoi la CORA/BF propose le Programme d’urgence musique (PUM).

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Le PUM est un mécanisme de fonctionnement économique basé sur le troisième maillon d’expression musicale qu’est les tournées de concerts musicaux. Le PUM impulsera sans équivoque  un dynamisme nouveau dans tous les maillons de la filière musicale, en renchérissant l’emploi, le pouvoir d’achat des artistes  tout en permettant une large contribution quantifiable à l’économie nationale. 

Au delà de l’économie ce programme permettra un renforcement de la fierté nationale et la préservation du patrimoine culturel national. 

Ce projet ambitieux ne peut se réaliser et réussir  qu’avec le soutien de l’état. 

C’est pourquoi la CORA/BF lance encore un appel solennel :

–  au gouvernement pour qu’il renforce le budget alloué au Ministère de la culture des arts et du tourisme, 

– au Ministère de la culture de jouer sa partition en prenant en compte nos préoccupations ci-dessus citées, 

– au BBDA de jouer une partition de transparence en travaillant dans l’équité, en s’appropriant des préoccupations de ses membres.  

– Au Conseil Supérieur de la Communication (CSC) de s’approprier des conclusions de son séminaire d’avril 2016

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Nos soupirs d’agonies ont du attirer la compassion du Ministère de la culture des arts et du tourisme qui a initié un atelier les 13 et 14 décembre 2018  à l’hôtel Palm Beach. 

Cet atelier qui avait pour objet entre autre d’identifier des mécanismes de promotion et de diffusions appropriées pour une meilleures présence de la musique Burkinabè à l’échelle nationale, régionale et internationale a réunie de nombreuses personnalités de qualité du monde de la musique. Avec cette qualité de personnalités il faudrait qu’attendre que de propositions de qualités. 

Comme nous l’avions toujours dit la plupart des ministres qui se sont succédés à la tête du ministère en charge de la culture se sont essayés à cet exercice dont les résultats se trouvent toujours enfermés dans des tiroirs. Malgré la richesse de ces échanges et  ses nobles propositions la crainte que cette rencontre ne soit encore qu’une action de saupoudrage est toujours vive.  la CORA/BF  au cours de cette rencontre a proposer un projet structurant ; Il s’agit de ce même projet ci-dessus présenter ; Nous espérons au delà de ces propositions que les questions urgentes que nous avons énumérer ci-dessus trouverons un début de volonté de résorption.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

Une nouvelle année, un nouvel espoir est possible, conjuguons alors ensemble les efforts pour un nouveau Burkina fier de ses artistes, de sa culture et débarrassé du complexe d’infériorité d’une certaine catégorie de sa jeunesse aux mentalités importées.

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes

 On ne peut pas se construire avec la culture de l’autre ; rêvons d’une culture Burkinabè capable de se hisser dans le concert des cultures planétaires.

CORA/BF, Améliorer et maintenant