MENA-CNSE: les pourparlers ont commencé

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Le vendredi 4 janvier 2019, le gouvernement invitait la CNSE à une rencontre autour du premier ministre Paul Kaba Thiéba. Il s’est agi en substance d’inviter la coordination des syndicats de l’éducation à renouer le dialogue avec de nouvelles propositions pour le statut valorisant des personnels de l’éducation.

Ce mardi 8 janvier 2019, a débuté véritablement les pourparlers entre la délégation gouvernementale et les délégués de la CNSE.
Pour notre part, au-delà des préjudices déjà subis, acceptons la main tendue du gouvernement et faisons une fois de plus confiance à nos délégués de la CNSE. Je reste convaincu que cette fois-ci, le gouvernement a mesuré l’ampleur de la situation et la crise profonde que pourrait engendrer une grogne dans notre système éducatif actuellement.

Il appartient à la CNSE d’être pragmatique et aller droit à l’essentiel. Il faut enterrer les clivages égoïstes et être réalistes. Bien que la plateforme comportant une cinquantaine de points, l’essentiel se résume en quelques points pour ce qui concerne les personnels de l’éducation.

Le statut valorisant doit prendre en compte l’existant. Toutes les catégories sans exception doivent sentir une nette amélioration. Il faut prendre en compte ceux qui luttent aujourd’hui pour que ceux qui viendront profitent. Nous faisons grâce, au nom du patriotisme, des préjudices subis sinon les enseignants ont ce droit d’exiger une réparation de carrière.

En plus, en ce qui concerne les points d’achoppement interne qui pourraient engendrer d’autres frustrations entre agents publics, il serait plus sage de voir large au nom de la cohésion professionnelle. La valorisation du métier d’enseignant comme la lutte syndicale est un combat de longue haleine. On n’a jamais fini de réclamer et l’on finira jamais de lutter.

En rappel, tout ce qui sera convenu et arrêté au compte du statut valorisant doit impérativement prendre effet à partir de janvier 2018.
La bonification d’échelons promise par le gouvernement lui-même ne doit plus souffrir des désidératas de la loi-081. Il appartient au gouvernement de trouver une formule adéquate afin de répondre favorablement à ses propres engagements et cela dans dans un bref délai.

Le trousseau pédagogique, à défaut de contenir de la documentation adéquate et convenable pour le personnel d’enseignement, il faudra chaque année octroyer un montant forfaitaire conséquent. Aussi, la dotation des enseignants en matériel informatique est un impératif avec bien-sûr des facilités d’acquisition.

Les traitements des avancements, des reclassements et des différentes indemnités promises doivent être diligentés pour une constatation immédiate.D’ici fin février, ce débat doit définitivement être clos.
Il est temps qu’on trouve une issue à cette crise qui traine dans le temps. Le gouvernement doit accepter l’évidence et éviter les rebonds inutiles.
Traoré Abdoulaye Fundjé.