1re édition du salon E-commerce de Ouagadougou : le commerce électronique comme alternative commerciale

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La cérémonie d’ouverture de la 1re édition du Salon E-commerce Ouaga a eu lieu le jeudi 30 novembre 2017 à Ouagadougou sous le thème « état des lieux du e-commerce et sécurisation des échanges électroniques au Burkina Faso ». Il a connu son épilogue le samedi 2 décembre 2017 par un diner gala. C’était sous le parrainage du directeur de l’ARCEP.

«  Qu’est-ce que le e-commerce et comment vendre des produits ou des services sur internet ?, coupure du ruban du lancement du salon, visite guidée des stands par les officiels. Ce sont, entre autres, activités qui ont ponctué la cérémonie d’ouverture de la 1re édition du Salon e-commerce Ouaga sous le thème « état des lieux du e-commerce et sécurisation des échanges électroniques au Burkina Faso ».

Le directeur du Salon e-commerce Ouaga, Anselme Mano

Pour le directeur du Salon  e-commerce Ouaga, Anselme Mano, ce salon va relever de grands défis car pour lui « le commerce traditionnel va mourir de sa belle mort pour être remplacé par le commerce électronique dans ses différentes formes :B2B,B2C,C2C,B2E et B2G».Aussi selon lui l’on ne parlera que maintenant de e-business, e-banking, e-éducation….C’est pourquoi pour les défis majeurs qui s’annoncent, il est impératif selon  le directeur du salon que l’Afrique en général et le Burkina en particulier s’approprie les outils et les solutions idoines pour relever les défis liés au commerce électronique.

« Nous devons être à mesure de tropicaliser le commerce électronique. Nous devons trouver des solutions propres à notre contexte en s’appuyant sur le socle démographique commun », a-t-il signifié. C’est pour cela le salon  e-commerce a été pensé comme un rendez-vous où pourront se rencontrer les acteurs du commerce électronique du public et du privé. Aussi il est une passerelle reliant le présent au futur, l’offre à la demande, le matériel à l’immatériel.

Pour le parrain de la présente édition  le directeur de l’Autorité de régulation des communications et des postes (ARCEP),Tontama Charles Millogo, cette initiative est à saluer. Selon lui, des centaines de milliers de personnes utilisent les services liés au commerce électronique. C’est pourquoi l’ARCEP s’est engagée à améliorer la disponibilité et la qualité des services de communication électronique.

Par  ailleurs il a ajouté que ce sont les actions concertées  tant avec le public que le privé qui donneront plus de résultats. « Les transferts électroniques sont incontournables pour  notre pays. Le salon  e-commerce qui ouvre  ce jour permettra de  mettre en contact sans nul doute toutes les personnes physiques et morales ou intervenant dans le domaine », a-t-il dit. Pour la représentante du ministre en charge du commerce, Mme Zongo, vu l’importance du commerce électronique  sous nos cieux les autorités ont pris des initiatives  pour promouvoir le commerce électronique.

les participants

Par ces initiatives l’on a, entre autres, l’adoption  de la loi sur les transactions électroniques, l’adoption en 2013  de la cyber stratégie sectorielle e-commerce qui définit le cadre institutionnel à mettre en place et les programmes à mettre en œuvre  en vue de permettre l’essor du commerce électronique au Burkina, la création en 2013 d’une direction en charge du commerce électronique au sein du ministère en charge du commerce etc.

Pour le conseiller technique  représentant le  ministre en charge du développement numérique à cette cérémonie, Alassani Ouédraogo, ce salon va en droite ligne avec la vision du ministère en charge du développement numérique. Pour lui le e-commerce est « une priorité nationale ». C’est pourquoi le public pourra s’imprégner de cet outil indispensable pour le développement de notre nation. C’est le samedi 2 décembre 2017 que le salon e-commerce a refermé ses portes par un diner-gala  E-commerce Awards au cours duquel des personnes ont été distinguées.